Françoise Grimaud

17 novembre 2017

Citation sur la vie by me

 

 

La vie est un grand éclat de rire à la mort,

une citrouille éventrée dans le cosmos.

 

 copyright françoise grimaud

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AU NOM DES SOUFFRANTS

Vous les vivants

Bien portants

Et toujours mécontents

Cherchant

Louchant

Uniquement

Sur les choses matérielles

 

Vous les non-souffrants

Vivant

Râlant

Sur vos vies de bons vivants

Absents

Au soutien des souffrants

Trébuchant

 

Vous les diplômés brillants

Aidez-nous

Nous les souffrants

 

Vous les survivants

Dépendant de vos lits

Couchant dans votre misère

Crachant la mort

Absorbant

Vos médicaments

Aggravant la descente aux enfers

Aux mains des charlatans

De la médecine

Des marchands

De morphine

 

Vous les mal-pensants

Toujours se plaignant

Vous bouchant

Les oreilles

Enjambant

Les mourants

 

Moi qui souffre

Avec mes cicatrices

Mes douleurs

Mes explosives fatigues

Je vous pulvérise

Je vous ridiculise

En ce poème

Je vous méprise

 S’il vous plaît

Vous les vivants

Respectez-nous

Nous qui sommes dans la salle

D’embarquement

 

Copyright françoise grimaud

 

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CANCRE, ANAGRAMME DE CANCER

Un cancre
De cancer
S'est installé
Chez moi
De quel droit
Oh là là !!! C'est comme si mon immeuble
M'était tombé sur la tête
Et que je restais là,
Toute cassée
Au milieu des gravats
M'en sortir ?
Me laisser couler
Déprimer.... du côté de la Seine ?
NON
Et la rage me prit
Me sortit des gravats
Et je vis, je vis, je vis


Moralité
Il faut croire en SOI
SOI a beaucoup de ressources
Si l'on y croit

 

copyright françoise grimaud

 

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MON CORPS PORTE LES MARQUES DE MA VIE

Mon corps porte les marques de ma vie

Chaque cicatrice est un stigmate

Chaque repli correspond à une déchirure

Décès, séparations, dépressions

Ont laissé leurs empreintes, leurs ravines

Celui qui m’a creusé, amputé

Qui m’a emmerdé dans tous les masculins de ma vie

Le crabe

Il a laissé un grand trou

Un grand vide, un sein orphelin se demandant bien

 Où est parti son jumeau, son copain

Mon corps abimé, meurtri

Bien aimé, mal aimé

En a marre de se cacher

Mais ne veut plus exhiber sa nudité

Veut dissimuler ses imperfections

Si un homme veut me mettre à nu

C’est pour moi une violation psychologique

Terrible

Je cache ma monstruosité

Honte de cette carcasse de chair meurtrie

Mon corps fait mal à mon Moi

A mon âme, à mon cœur

Il saigne des torrents de douleurs

Par tous ses bords escarpés,

Mal équilibrés,

Plus rien de semblable

A celui que ma mère m’a façonné

 

Je n’avais pourtant jamais eu de pudeur

Avec ma nudité,

Modèle aux beaux-arts

Génération Woodstock

Génération « no problem »

Génération libre, sans complexe

 

 

Peu d’hommes  ont traversé ma vie

Depuis cet assaut de la mort combattue

L’un comprend, l’autre non

Difficile à vivre

Mais quand l’amour rencontre mon corps

Et l’embrase

Je l’habille en déshabillé

Je le décore de jolis filets

Il se voit entre les mailles

Ce corps dégoûté

Je le pare de couleurs

De fantaisies sexy

Tel un vieil arbre de Noël

Qui a fini son temps

A perdu ses attraits

Et va finir à la poubelle

Car il ne scintille plus vraiment

Mais le dévoiler nu dans toute ma nudité

Je ne peux plus le supporter

J’ai l’impression d’être encore au bloc opératoire

Où nu l’on est

Prêt à partir direct à la morgue

J’en suis blessée

Je me sens violée

 

Mon corps porte les marques de ma vie

Putain de marques, putain de vie

Mais il vibre, il vibre encore

Mon corps

 

Copyright françoise grimaud

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SURVIVANTE DU CRABE

Survivante

Vivante, je suis

Vivante bancale

Au-dessus des écueils

Suspendue aux

Crochets des bouchers

Qui m’ont dépecée

J’ai sur vécu

J’ai baisé la mort

J’ai écrit la survie

Sur les mers déchaînées

De mes maux

J’ai piétiné les cons

Les mécréants

Marchands de mort

Flagellant les vivants

En suspens

J’ai écrasé leurs guet-apens

Ensanglantés

J’ai éventré

Avec violence

Les entrailles

De la mort

 

Je suis une sur vivante

Sûr, je vis

Et je le crie !!

 

copyright françoise grimaud

 

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Je suis un oiseau blessé

Je suis un oiseau blessé

Trot tôt tombé du nid

Ramassé

Mis dans une cage

Enfermé loin de mon ciel

Puis relâché

Sans que l’on m’ait appris

A me servir de mes ailes

 

Dans le monde des oiseaux

Hors de la volière

Alors, j’ai volé de nid en nid

Cherchant chaleur

Cherchant compagne

Arrivé à la fin de ma vie

J’ai mal au dos

Mes plumes sont moches

Mes ailes n’arrivent plus à voler

Alors je suis un oiseau qui sautille

Handicapé

Seul

Perdu

Fragile

Mais tout le monde s’en fout

Le monde des humains

Et le monde des oiseaux

Alors je vais me laisser mourir

Là, dans l’herbe humide de rosée

Couché sur le côté

Regardant le ciel

Fait pour mes ailes

Où j’aurais dû voleter toute ma vie

 

C’est alors qu’un enfant me prit

Dans ses deux petites mains

Et m’a dit

Viens

Je vais te soigner

J’ai même eu un bisou

Mais il était trop tard

Je suis mort dans ses mains

Pauvre enfant

Pas de chance

Un oiseau mort

Ça effraie !

 

J’avais été un oiseau fragile

Tombé trop tôt du nid

Trop fragile pour la vie

C’était heureusement

FINI

 

copyright françoise grimaud

 

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Je meurs souvent

Je meurs souvent

Souvent, je meurs

C’est mon petit cœur

Le collaborateur joueur

Parfois presque vainqueur

Mais il a l’esprit voyageur

Et rattrape le fil conducteur

Incorrigible écrivailleur

Rimailleur

Scribouilleur de ma vie

Il fait ainsi parler de lui

Cet imposteur, ce frimeur

Qui me crée bien des malheurs

Dans la plus grande impudeur

Il est là, tel un visiteur

Chiffreur majeur

Jouant avec mes peurs

C’est un omnibus

Il s’arrête, il repart

Sacré moteur !

Il commence à avoir beaucoup au compteur

Il est là en guetteur

Ou joue au rédempteur

Exterminateur de ma tumeur

 

Vous comprenez pourquoi

De temps en temps

Je disparais

Je suis ailleurs,

Je meurs souvent

Souvent, je meurs

Avec quelques pleurs

 

Mais, un jour, à force de faire le joueur

Il se loupera, fera la fatale erreur

Face au grand faucheur

Qui entasse en sa demeure

Tous les cœurs

Quand a sonné l’HEURE

 

copyright françoise grimaud

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15 novembre 2017

Et si tu n'existais pas

ET SI TU N’EXISTAIS PAS

Et si tu n’existais pas

Que deviendrais-je

Sur mon embarcation bancale

Rapiécée, repointée,

Elle a une drôle d’allure

Elle va selon les vents

Subit bourrasques, tempêtes

Ou se laisse glisser au fil de l’onde

Quand la rivière de ma vie

Me laisse un peu de répit

 

Et si tu n’existais pas

Où trouverais-je l’étincelle

Le phare qui m’oblige à avancer

Et me montre le chemin

 

Et si tu n’existais pas

Je laisserais l’eau envahir ma barque

En pensant fort à toi

 

Mon bonheur

Mon tourment

Mon so sweety baby

Mon amour interdit

 

copyright françoise grimaud

extrai du 2ème recueil publié, dont lien dessous

https://www.edilivre.com/mon-compte/ouvrages/

 

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10 novembre 2017

COCCINELLE et COQUELICOT - tout petit conte pour petis-enfants et pour vous tous -

COCCINELLE ET COQUELICOT


Une coccinelle...
Gente demoiselle
Tomba amoureuse d’un coquelicot
Noir sur rouge
Rouge sur noir
On ne savait plus
Lorsque collés l’un à l’autre
A qui appartenaient les couleurs
Tellement coccinelle et coquelicot se fondaient
L’un dans l’autre
Dans un amour
Sans limites

Mais le coquelicot voisin
Jaloux
Alla chercher la sorcière tempête
Elle déclencha une pluie d’orage
Qui mit à mal tout le beau champ de coquelicots
C’était kamikaze, car il savait bien que lui aussi y passerait

Quand le soleil revint
On ne trouva plus
Que des coquelicots mouillés
Couchés morts sous la tempête
Mais en y regardant mieux
Nos deux amoureux
Etaient là

Les deux coques
Cocc de coccinelle et coq de coquelicot
Avaient résistés et
S’étaient lovés dans le O de coquelicOt
Qui leur servait de linceul
Pour l’éternité

Promeneur
Si tu passes un jour
Par ce champ de coquelicots
Pense à nos deux amoureux
Et
Fais un vœu
Petite bête à bon dieu l’exaucera

copyright françoise grimaud
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et dans mon 1er livre toujours en vente, partout,
"Poétise la vie-Vibre" même lien que pour le second
"Je crie J'écris"
https://www.edilivre.com/mon-compte/ouvrages/

 

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JE SAIS L'AMOUR

JE SAIS L’AMOUR

Je sais l’amour

Je l’ai vécu brûlant

Dans une jouissance

Plus forte que toutes les souffrances



Je sais l’amour

Sans toucher l’objet de mon amour

Je ne l’attends même pas

Je lui écris des lettres qu’il ne reçoit pas

Puisque je ne les envoie jamais

Penser à lui occupe mes jours et mes nuits

Vautrée dans mes pensées vers lui

Contre vents et marées

Toujours amarrée

Cette merveilleuse histoire sublimée

Se terminera par un suicide d’amour

Ultime don de soi, de moi, de notre amour

Ultime jouissance explosive

Empourprée de mon sang bouillonnant

Mourir d’aimer

Mourir d’avoir trop pensé à l’être aimé



Et là, il recevra toutes ces lettres bigarrées

Il saura l’immensité de mon amour

Entier, jamais édulcoré

Qui m’a animée

Cet amour que j’ai tu dans le secret

Pour ne jamais abîmer sa vie 

Jamais déranger sa vie, trop rangée

Sa vie d’homme marié

A cet homme que j’ai tant aimé



Je sais l’amour

Je l’ai vécu

Sans jamais toucher, caresser

L’objet de mon amour

Je ne l’attends plus

Je ne suis plus

 

copyright françoise grimaud

 

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