shanahavinash

25 mai 2017

Citation sagesse

pour canalblog

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suite Mémoires - 4 - L'entrée en pension -

 

Ma grand-mère, à force de pressions, réussit, l’année de mes 10 ans à faire séparer mes parents.

 Elle y travaillait, depuis de longues années mais je vous l’avais déjà raconté,

notamment dans « secret de famille ». *

Elle reprit sa fille, ma maman, chez elle, et petite moi, on me mit en pension.

C’était trop petit chez mes grands-parents pour prendre mère et fille.

Et comme je ressemblais beaucoup trop à son père, intello, des goûts artistiques,

il était préférable de m’éloigner dans un autre département et une pension stricte

qui ne laissait sortir ses élèves qu’un dimanche par mois.

 

Bien sûr, comme d’habitude, ma maman n’eut pas son mot à dire, le papa encore moins.

Tous les deux, bien élevés et soumis, craignaient ma grand-mère.

Maman quitta donc le domicile conjugal ;

Le curé, omniprésent, comme vous l’aviez compris dans les épisodes précédents *,

rassura ma maman.

Sa fille, moi, recevrait une excellente éducation !

 

Je me retrouvai donc, à 10 ans et 1 mois, devant un immense portail

qui enfourna des petites filles comme moi,

toutes vêtues de leur uniforme bleu-marine, chemise blanche,

cravate bleu- marine, béret marine.

Fini les câlins, les poupées (car à cet âge-là, à mon époque,

les poupées et les nounours avaient une grande importance),

fini l’imprimerie, les parents, les grands-parents, les petites copines,

les balades au bord de l’eau, fini les gros secrets racontés à mon petit chien adoré sous l’escalier.

D’ailleurs, mon petit chien, disparut un mois avant le départ pour la pension,

ce n’était pas un hasard, de lui aussi, on s’était débarrassé.

Je le pleurai beaucoup, mais avec toujours l’espoir de le retrouver, un jour,

ce qui n’arriva pas !

Le moment était venu de la séparation, deux religieuses, une de chaque côté du grand portail,

le poussait lentement car il était lourd !

La barrière se refermait…

Je voyais ma maman pleurer, des voisins l’avaient accompagnée,

et moi, de mon côté, je regardais maman, laissant sans honte couler mes larmes,

et n’en pouvant plus, je voulus me précipiter dans les bras de maman,

avant que le lourd portail ne soit refermé,

deux religieuses me maintinrent sur place par les épaules,

« ne pas bouger, ne pas pleurer, ne pas hurler : maman ».

Je me disais, grand-mère n’est pas là, maman  va bien faire un geste pour me reprendre,

ma tendre maman si soumise, appelle-moi,

donne l’ordre de me faire revenir de ton côté du portail, mais cela ne se faisait pas !

Lorsqu’une décision était prise, on la respectait…

Mon père n’était pas là, il avait dû aller boire un peu trop,

pour oublier, rebelle, mais soumis, lui aussi.

 

Et le portail fut fermé, la promotion 19.. allait commencer  son année scolaire

dans une pension avec de vieux principes d’éducation,

d’une sévérité que ce jour-là, je ne soupçonnais pas.

Une prison dorée pour une petite fille perdue loin de ses repères,

avec d’autres petites élèves de 6ème comme elle.

Et il allait me falloir rester là de la 6ème à la terminale,

à vivre comme les nonnes de la congrégation religieuse

qui était aussi à l’intérieur

de cette immense domaine ceint d’un mur si haut …

qui faisait barrage au monde extérieur !!!!

 

copyright fg

les * font référence à des morceaux des" Mémoires" non parus ici.

(à suivre)

 

 

 

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18 mai 2017

Boris Vian - On n'est pas là pour se faire engueuler -

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suite Mémoires , je ne sais plus où j'en suis, - 3 - peut-être ! c'est du décousu, comme ma vie de malade actuelle...

- 3 -

Et si l’on se faisait un chapitre drôle,

je vais vous amuser avec une courte anecdote qui s'est renouvelée chaque année

pendant les premières années de ma vie.

 Vous devez vous dire, mais dans ce jeu de famille, il manque un grand-père.

Mais oui, le grand-père maternel, aussi effacé que son épouse était envahissante et drôle,

même lorsqu'elle agissait méchamment.

Donc, ce grand-père, s'occupait du jardin potager, et, cultivait des citrouilles,

 Lorsqu’il avait le dos tourné, mon farceur et artiste père écrivait sur les citrouilles avec un petit stylet,

des quatrains à la Boris Vian, bien polémiquant sur sa chère belle-mère.

 

Et lorsque la citrouille était bien grosse, prête à être cueillie et mangée,

le quatrain provocateur s'affichait en grosses lettres.

On m’écartait vite afin que je ne vois pas "les grossièretés" écrites par mon père.

 

Ma grand-mère criait après mon farceur de père  qui allait s'enfermer, dans son Imprimerie !...

 

copyright fg

à suivre)

 

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12 mai 2017

Maksim Mrvica - Rhapsodie n°2 de Liszt -

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Citation de Renaud

"Vivre libre c'est souvent vivre seul "

Renaud

canalblog3

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citation from me

La vie est un grand éclat de rire à la mort, une citrouille éventrée dans le cosmos.

 

shanahavinash (fg)

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Mémoires (suite - 2 - )

- Les1ères années -

Mes dix premières années furent globalement heureuses

Je suis née adulte, j’ai vécu dans un monde d’adultes.

La famille fit de moi un petit singe savant

de la même façon que j’eus mes propres cartes de visite

le jour de ma naissance, puisque j’étais l’héritière de l’imprimerie,

je sus lire à 2 ans,

et je savais toutes mes conjugaisons à 6 ans,

on l’a tellement dit et redit dans mon entourage des années après que je sais que ce fut vrai !

 

Je n’en tire aucune fierté, je vivais dans les lettres, dans l’encre, mes premiers jouets furent des livres,

des livres que j’ai d’abord tenu à l’envers, sur lesquels je m’endormais,

de l’encre (nous étions encore à l’offset) que je respirais,

les vapeurs d’encre faisaient partie de notre vie.

 

Chez nous, c’était rigueur et bohême, rigueur dans le savoir-vivre, les études, le respect et la morale,

Bohême d’une famille d’intello-artistes.

 

J’étais fascinée par la composition des textes, lettres prises une par une, posées à l’envers,

bruit des rotatives, livres en cours, livres achevés.

 

Encore maintenant, lorsque j’achète un livre,

je plonge dedans pour en avoir l’odeur, même si, elle n’est plus la même...!

 

copyright fg

(à suivre)

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